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Santé

Le "Marché" de la Santé

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Article publié dans le Monde Diplomatique - Novembre 2009

Hôpital :

Comment créer un marché

qui n'existe pas ?


Le système de santé français hybride (financement public, distribution publique et privée) a longtemps montré sa supériorité sur le système anglais, pour l'essentiel étatique, et sur le système américain, majoritairement privé. Cependant, l'augmentation annuelle régulière du coût de la santé, atteignant 11 % du produit intérieur brut (PIB), contre 9 % en Angleterre et 16 % aux USA, impose une régulation. Le tout est de savoir laquelle.

Par ANDRÉ GRIMALDI

Chef du service de diabétologie-métabolisme du groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière (Paris)

De façon surprenante par ces temps de crise, c'est la régulation par le marché, à l'américaine, transférant une partie des coûts de la collectivité vers les ménages, qu'ont choisie nos dirigeants. En effet, pour les néolibéraux qui inspirent le gouvernement, seul le marché libre où chacun achète selon ses moyens permet d'assurer l'adéquation entre l'offre et la demande solvable, et seule la concurrence permet d'obtenir la qualité au moindre coût. Quant à la productivité des professionnels, elle ne peut être stimulée que par l'intéressement financier et la précarisation de l'emploi. Le « new management » industriel, associant recentrage de l'activité sur le « cœur de métier », rotation des tâches et mobilité des agents, permet la souplesse nécessaire à l'adaptation. Bref, le merveilleux modèle France Télécom !(-ORANGE!)

Qu'importe que le marché ne puisse pas répondre au cahier des charges de la santé - utilité sociale, qualité élevée et moindre coût -, comme l'ont montré toutes les expériences historiques, pour la simple raison que l'usager n'est pas un consommateur éclairé qui a choisi d'être malade, mais une personne plus ou moins affaiblie, plus ou moins angoissée, dont les besoins sont potentiellement illimités, ce qui rend le marché totalement manipulable. La seule question qui vaille est : comment appliquer ce projet mercantile au système de santé français ?

D'abord, en changeant le vocabulaire : ne dites plus médecins ou infirmières mais « producteurs de soins » ; ne parlez plus de patients ou d'usagers mais de « consommateurs » ou de « clients » ; ne dites plus « répondre aux besoins de la population » mais « gagner des parts de marché » ; ne parlez plus de dévouement ou pire de sacerdoce, mais de « gains de productivité » et de « travail à flux tendu » - d'aucuns ont fait le calcul qu'une consultation de patients sidéens n'est rentable que si elle ne dure pas plus de 12 minutes ; ne dites plus salaire ou indemnité mais « part variable à l'activité ». Vous verrez : au début on sourit, puis on s'y fait, et, en le répétant suffisamment, on finit par le penser.

Mais comment créer un marché qui n'existe pas ?

D'abord, en mettant en place un financement par un pseudo prix de marché administré (la tarification par pathologie dite à l'activité ou T2A), et surtout en imposant une convergence des tarifs (sorte de prix uniques), d'abord intra-sectorielle (entre tous les hôpitaux confondus), puis inter-sectorielle (public-privé), comme le réclame à corps et à cris la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) (lire « Traitement de choc pour tuer l'hôpital public », Le Monde diplomatique, février 2008). Cette convergence intersectorielle avait été reportée à 2018 sous la pression du mouvement des personnels soignants médicaux et paramédicaux des hôpitaux publics en avril dernier. Mais, cédant au lobbying des cliniques privées commerciales et revenant sur la parole donnée, Mme Roselyne Bachelot a décidé de la mettre en place progressivement, dès 2010. « A titre expérimental », bien sûr.

Ensuite, en supprimant, dans la loi « hôpital, patients, santé et territoires » (HPST) adoptée en juillet 2009, les trois secteurs - hôpitaux publics, hôpitaux privés à but non lucratif participant au service public PSPH, et cliniques privées commerciales ; ils sont rassemblés sous le joli nom d'« établissements de santé », ce qui permet ensuite à la ministre de prétendre constituer, sous la houlette des agences régionales de santé (ARS), « un grand service public unifié de santé ». Tout l'art de la communication est dans l'« unifié », qu'il faudrait traduire par « vente à la découpe des missions de service public » : à Bourgoin-Jallieu (Isère), par exemple, ce « partenariat public-privé » s'est soldé par l'octroi en mai 2009 d'un nouveau scanner à la clinique privée malgré une activité bien supérieure de l'hôpital public.

Légitimement, le président du groupe privé Générale de Santé, M. Frédéric Rostand, se félicite que la loi HPST ait « ouvert plus largement les missions de service public aux établissements de santé privée, notamment la formation des internes et des chefs de clinique ». M. Jean Loup Durousset, président de la FHP, célèbre pour « les dysfonctionnements sévères » de sa maternité à l'enseigne « Bien naître » (rapport de la Direction régionale des affaires sanitaires, avril 2009), prétend que quatre cent cinquante cliniques privées sont prêtes à accueillir des internes. Le but de ces cliniques commerciales est tout simplement d'accueillir des internes en fin de cursus et d'assurer ainsi le recrutement de leurs futurs chirurgiens.

Résultats de cette politique : à l'Assistance publique de Paris (AP-HP), on parle de la suppression de 4 500 emplois, dont 500 emplois médicaux, d'ici 2012 ; le directeur des hôpitaux civils de Lyon, M. Paul Castel, a fait savoir que, pour retrouver l'équilibre financier, « il faudra vendre l'immobilier, diviser par quatre les investissements, rationaliser la logistique, spécialiser les dix-sept hôpitaux, ne remplacer que un départ sur quatre pour le personnel administratif, un sur deux pour le personnel médico-technique et trois sur quatre pour les soignants » (Le Figaro du 17 août 2009). Pendant ce temps, la Générale de Santé se félicite d'avoir investi 220 millions d'euros en 2008 et autant pour 2009, et d'avoir accueilli quatre cent cinquante praticiens dans les dix-huit derniers mois.

En réalité, nous sommes au milieu du gué. Les concepteurs du projet avancent pas à pas. Première éta pe en 2004. On nous a dit : le paiement à l'activité sera progressif et ne dépassera pas 50% du budget hospitalier - « T2A à moins de 50 % » -, délégation des pouvoirs de gestion aux médecins, augmentation de l'activité. Deuxième étape en 2008 : T2A à 100 %, cogestion entre les médecins et l'administration, amélioration de « l'efficience ». Troisième étape en 2009 : loi HPST, fin de la cogestion - vous êtes là pour obéir au directeur -, plafonnement des emplois et donc réduction de l'activité. Très vite, nous allons connaître la quatrième étape : changement de statut des médecins hospitaliers qui vont devenir contractuels (comme les directeurs d'hôpitaux). Puis la cinquième : changement de statut de l'hôpital public, qui deviendra un établissement privé à but non lucratif, et changement de statut pour les personnels nouvellement embauchés.

Parallèlement, « pour sauver la Sécu », il est prévu d'augmenter ce qui reste à la charge des patients (franchises, forfaits, augmentation des tarifs des mutuelles, etc ...), puis de transférer la gestion du financement des affections longue durée (ALD) aux mutuelles et aux assurances privées, au nom de l'amélioration de la qualité des soins grâce à des « contrats qualité personnalisés » négociés entre les assureurs et les professionnels.

On peut imaginer une sixième étape, avec la fin du monopole de la Sécurité sociale, et une septième, avec l'abrogation de l'Objectif national de dépense de l'Assurance maladie (ONDAM), qui fixe à ce jour le montant du budget public national de la santé. Désormais les tarifs seront libres, fixés par la concurrence « non faussée » sur le marché, qui sera d'ailleurs un grand marché européen. Ainsi pourra naître un nouveau système de santé, véritable coproduction franco-américaine ayant gardé du système français la CMU et le financement des cas les plus graves par la collectivité, et ayant pris au système américain la gestion par les assureurs privés du marché rentable de la santé : un cauchemar pour les médecins et pour les malades, un rêve pour les assureurs et les « nouveaux manageurs ».

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Grippe A

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Grippe A :

le modèle agro-industriel mis en en cause (*)

 

AttacLa bataille qui s'engage sur le nom de la grippe A-H1N1 permet d'occulter, dans le déferlement médiatique, les réelles causes de l'apparition et de la propagation de ce virus. Pourtant, de plus en plus d'ONG, de chercheurs, de journalistes nord-américains et de témoignages des populations mexicaines mettent en cause le modèle agro-industriel, piloté par les multinationales et engendré par la mondialisation néolibérale.

Il n'existe aucune certitude sur l'origine précise du virus, mêlant des souches humaine, aviaire et porcine. Mais tout laisse à penser que sa transmission est fortement liée à l'agro-industrie. Cela fait des années que de nombreux scientifiques avertissent que l'industrialisation des élevages et la très forte concentration des animaux favorisent la transmission et la recombinaison virales [1].

Une piste sérieuse concerne la plus grande multinationale de viande porcine, Smithfield Foods, qui s'est implantée, sous le nom de Granjas Carroll, dans la communauté mexicaine de la Gloria. Depuis des mois, les habitants se plaignent de maladies respiratoires et de morts étranges, qu'ils ont très rapidement liées aux conditions d'hygiène scandaleuses de la multinationale (par exemple, des charognes de porc qui pourrissent à l'air libre) [2]. C'est ici que le premier cas de grippe porcine a été diagnostiqué dans le pays. Les autorités mexicaines se sont visiblement efforcées d'étouffer l'affaire. Smithfield Foods a pourtant déjà été dénoncée par les populations victimes de ses pratiques d'élevage, qui mettent en danger la santé publique. Mais, comme pour d'autres multinationales agroalimentaires, l'impuissance ou le laxisme des autorités ont permis à la loi du libre investissement de s'imposer.

Un autre foyer potentiel a pu être identifié par des chercheurs américains en Caroline du Nord, où l'agriculture porcine est la plus concentrée et la plus industrialisée du pays [3]. D'autres foyers pourront être identifiés. L'important est de bien voir les énormes risques sanitaires engendrés par une industralisation à outrance de l'élevage par quelques multinationales, cela malgré les avertissements de très nombreux chercheurs et institutions. Depuis quarante ans, on est passé de cinquante à mille porcs par ferme en moyenne aux États-Unis. Les élevages de Smithfield Foods concentrent chacun plusieurs dizaines ou centaines de milliers de porcs confinés dans d'immenses hangars, dans des mares d'excréments, avec de très importantes déjections polluantes et des antibiotiques qui multiplient les résistances. On est à dix mille lieues de l'élevage paysan et familial.

Les causes profondes : libre-échange et mainmise des multinationales

Confédération paysanneLe fait que cette grippe ait d'abord été localisée au Mexique et en Amérique du Nord n'est certainement pas un hasard. Depuis 1994 a été créée une zone de libre-échange, l'ALENA, entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, consacrant le libre marché au mépris notamment du principe de précaution. Sans possibilité de protection, l'agriculture mexicaine a été décimée par une importation massive de produits agricoles à très bas prix. Les multinationales agroalimentaires des États-Unis ont pu investir et s'implanter massivement au Mexique pour échapper aux réglementations contraignantes imposées dans leur pays. Sans oublier que le Mexique a été soumis à des programmes d'ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale à partir des années 1980. Ces programmes ont notamment poussé l'agriculture à s'orienter vers les exportations, au détriment des productions vivrières et paysannes. Les conditions étaient réunies pour une dérive vers une agriculture industrialisée, polluante et sans règles environnementales, sociales et sanitaires.

La propagation de cette grippe révèle également l'échec des systèmes de prévention, notamment de l'Organisation mondiale de la santé, et des systèmes de santé publique en Amérique du Nord, privatisés, avec trop peu de moyens et incapables d'une réaction rapide et coordonnée. De plus, l'industrie pharmaceutique a tout fait pour combattre les initiatives des pays du Sud visant à produire, de façon publique et générique, des antiviraux aussi cruciaux que le Tamiflu des laboratoires Roche [4].

Comme pour la grippe aviaire, une cause profonde se trouve du côté du libre-échange et de la mainmise des multinationales. Il est urgent que soit mise en place une évaluation indépendante de l'origine du virus, des impacts de l'industrialisation des élevages, notamment en Amérique du Nord, et du délabrement du système de santé publique. Ce ne sera pas chose facile : de même que pour la grippe aviaire, il est probable que l'industrie porcine fasse tout pour obstruer les enquêtes. À plus long terme, le modèle agricole industriel, ainsi que les accords de libre-échange et la libéralisation des marchés qui l'ont engendré, doivent être remis en cause. Les échanges mondiaux doivent devenir solidaires et coopératifs, dans le respect du droit à la souveraineté alimentaire et de celui de chaque peuple à protéger son agriculture, en particulier contre les multinationales [5]. Sinon, il faut s'attendre à des catastrophes sanitaires d'une ampleur toujours plus grande.

Auteur-e(s) : Attac France, Confédération Paysanne

(*) http://www.france.attac.org/spip.php?article9914

Notes

[1] Voir le site de l'ONG Grain (http://www.grain.org/articles/?id=50) ; Bernice Wuethrich, "Chasing the Fickle Swine Flu", Science, Vol. 299, 2003 ; voir aussi l'article "Expert Panel Highlights Serious Public Health Threats from Industrial Animal Agriculture", qui relate les avertissements d'un panel d'experts devant le Congrès, en novembre 2008, sur les grands risques sanitaires liés à la concentration des élevages de porcs, http://www.pewtrusts.org/news_room_....

[2] Selon notamment le quotidien régional La Jornada. Dans cette région existent également de nombreux élevages intensifs et industriels de volailles et une grippe aviaire y a sévi récemment, source potentielle d'une recombinaison virale.

[3] Article de Michael Greger, directeur de la santé publique et de l'élevage pour "The Humane Society of the United States", http://sheepdrove.wordpress.com/200.... Le "Bulletin de l'Académie vétérinaire de France" écrivait également en 2004 : "Depuis le début des années 2000, la grippe du porc en France concerne avant tout les élevages de Bretagne, où la densité porcine est la plus élevée. Elle a un impact économique considérable dans les élevages de cette région. L'activité grippale est le fait de virus A/H1 d'origine aviaire (A/H1N1) ou de réassortants (A/H1N2). L'instabilité des virus grippaux suppose d'adapter régulièrement les outils de détection afin de permettre une épidémiosurveillance efficace."

[4] http://www.guardian.co.uk/commentis....

[5] Sur ce sujet paraît bientôt un livre d'Attac Europe-Via campesina Europe, Souveraineté alimentaire : que fait l'Europe ?, Paris, Syllepse, 2009.

  

La loi Bachelot

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Communiqué commun
des syndicats des salariés de la Santé CGT, FO, SUD, CFTG, CFE/CGC
des syndicats de médecins CPH, INPH, SNPHAR, AMUF, CMH, SNAM-HP
des Collectifs nationaux et locaux (04, 05) de Défense des hôpitaux publics


La loi "HÔPITAL, PATIENTS, SANTÉ ET TERRITOIRE"
Ce qu'elle implique :


L'agence Régionale de Santé (ARS)
Son directeur est nommé en Conseil des ministres, il a tout pouvoir et fixe les objectifs au Directeur de l'hôpital.
Son champ d'action est élargi sur les soins ambulatoires, les services médicaux sociaux, la DDASS, la Sécurité Sociale. Le but étant le glissement des cotisations sociales vers l'impôt, et donc le financement direct par l'usager.

Goutte à goutte payantL'hôpital
Le Directeur est nommé par l'ARS qui fixe les objectifs à atteindre impérativement sous peine de révocation.
les Directeur nomme les chefs de Pôles et leur fixe les objectifs à atteindre... sous peine de révocation.
Le médecin chef de Pôle choisit son personnel pour atteindre les objectifs sous peine de révocation.
Le Conseil stratégique remplace le Conseil d'administration avec moins de membres, moins de pouvoirs donc moins de démocratie.

Les communautés hospitalières de territoire
C'est un regroupement de plusieurs hôpitaux. Un hôpital peut prendre le pouvoir, définir le projet commun et la politique d'investissement. Cette Loi, si elle est mise en œuvre, va profondément changer les conditions de vie à l'hôpital, être facteur de mobilité des personnels entre les établissements, remettre en cause certaines activités, modifier l'offre de soin sur les territoires. POUR EXEMPLE, LA FUSION DES HÔPITAUX DE SISTERON ET DE GAP.

La loi HPST vous concerne !

Il s'agit d'une régionalisation complète du système de Santé où l'État (via l'ARS) s'assure le pouvoir pour gérer le système au détriment de la Sécurité Sociale et de la démocratie.
La succession des réformes (nouvelle gouvernance, T2A) a imposé une logique d'entreprise privée à l'Hôpital public.


La finalité

n'est pas la réponse aux besoins de la population,

mais la réduction des dépenses de santé.

 
Discussion en cours (1 contribution-s)
Re:La loi Bachelot
Mar 29 2009 17:47:55
Voilà plusieurs dizaines d'années que l'on nous parle de "réformer le système de santé français pour le rendre plus efficace".
Une preuve qu'il l'est ? même l'administration Clinton en son temps et Obama de nos jours lorgnent pour voir quels en sont les bénéfices et les excès.

Si nous en restons à un chiffrage purement financier, il est vrai que notre système coûte (trop) cher.
Comment cela est-il possible ?

=> Les grands groupes pharmaceutiques s'entendent pour proposer des médicaments à haut rendement économique (paracétamol par exemple pour ne citer aucun nom de marque) à des prix 10 à 15 fois supérieur à leur coût de fabrication.
Des médicaments qui, est-il utile de le rappeler ne sont pas forcément produits en France et donc contribuent à une perte d'emploi.
Les prix étant libres en France, avez vous constaté une réelle différence entre une marque reconnue et son équivalent ? oui, quelques dizaines de centimes d'Euros. Pas plus !
De là à parler d'entente illicite sur les prix ...

=> Le fameux numerus closus qui "oblige" l'Etat à n'ouvrir qu'un nombre limité de postes ... Sauf que cette loi n'a pas été rénovée depuis belle lurette et que certains en profitent ... pour s'installer uniquement là où il y a déjà trop de monde - ce qui permet la désertification médicale et à Roselyne B. (ainsi que d'autres ministres avant elle dont certains "de gauche" de dire qu'elle doit intervenir pour fermer des "services non rentables" - .

=> Le prix des lunettes ... 5 euros verres compris en sortie d'usine et - dans mon cas - 185 euros payé en grande partie par ma mutuelle (car j'ai la chance de pouvoir en payer une).

=> le prix des prothèses dentaires ... alors là ... il suffit de voir que des dents achetées au Maroc ou dans les pays de l'Est sont revendues plus de 300 à 600 fois leur prix d'achat !!
Dixit un reportage de Capital en 2008, un reportage du jt de 2h sur France 2 (retiré depuis ) et cette intervention sur Europe1
www.europe1.fr/Media/Sons/Grossiord-30-10

=> Les hôpitaux souffrent d'une concurrence du privé qui ne s'occupe QUE des opérations rentables. Ils souffrent aussi du fait que certains "grands médecins" se permettent de détourner la clientèle acquise dans l'hôpital public vers des structures ou cabinets privés dans lesquels ils "enferment" le patient devenu client.

=> les patients eux-mêmes : les urgences hospitalières sont remplies de personnes qui n'ont rien à faire là et devraient être chez un généraliste ...

Oui, il faut une réforme mais ... certainement pas celle là.
Cette loi purement comptable va permettre à certains habitants de trouver le 1er hôpital à plus de 100km !!
Est-ce raisonnable dans le cas d'un malaise cardiaque, d'un accouchement, d'un blessé grave de transporter quelqu'un sur plus de 100 km ??

Il est grand temps de changer de logique !
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#27

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