Nous étions 53  dans ce  petit théâtre du Petit Merlan à Marseille,dans le 14 ème arrondissement,celui des cités HLM  et des populations pauvres  .celles dont nous disons que leur vie n'est digne pas de celle d'une nation riche,tant les richesses entre le capital et le travail sont inégalement réparties. Quand les uns se gavent de stock option et   autres parachutes dorés ...soit l'équivalent à 30 années de SMIC !...Oui !...Ces habitants ds quartiers Nord de Marseille victime des licenciements ,de la précarité,de la difficulté chaque jour à assurer la vie .
Il y a eu un débat de fond... et serein avec le NPA (Sami Joshua soi même) entre autres... et pluie torrentielle au
dehors... le PCF du quartier, avec Bacri, s'est exprimé avec  enthousiasme. Olivia de retour de sa mission d'observateur civil des élections municipales dans la partie kurde de la Turquie de l'Est nous en a rendu compte avec émotion.
C'était un Front de Gauche....international ! puisqu'elle faisait partie d'une délégation avec des élus du PCF de Marseille !
Claude DEBONS, secrétaire national du PG ,vieux routier des grèves dans les transports, a tracé un tableau de la situation générale et de nos propositions sur la question sociale en forme d'invitation à agir avec le Front de Gauche quand le mouvement social s'enfle de colère et d'espoir, où la question de l'issue politique est cruciale.
En mai 68, s'est souvenu Gérard, en introduction, il y a eu la plus puissante grève générale de notre histoire... et un raz de marée électoral à droite en juin 68 faute d'unité des forces de gauche d'alors...
La réunion fut présidée avec le talent qu'on lui connaît par René Agarrat. On notait dans la salle la présence de JC APARICIO, syndicaliste et militant des droits de l'homme tous les jours, venu d'Istres nous soutenir. Il fut l'aile gauche du BN de la CFDT contre «le recentrage» Notat- Chérèque.
Un parti, creuset de générations, d'histoires, de parcours politiques est là , rassemblé. Fragile et déterminé, avec la force de  la conviction, la conscience de l'urgence, celle de l'unité dans la rue, dans les urnes...
Le quotidien "La Marseillaise", présent avec F. VERNA, publiera un reportage.
Ce qui m'a frappé, outre la collecte qui nous a permis de payer intégralement la location de la salle et les 5 adhésions recueillies, c'est la fraternité des rapports entre les camarades du PG de Marseille, engagés avec enthousiasme dans ce travail patient, multiple, éprouvant aussi : du collage à la réunion du Comité, des mails aux lectures, de la rencontre de la population au débat ...
Là , ensemble, pas fatigués !
Préparatifs pour une campagne électorale qui n'a pas vraiment commencé encore.
GP le 2/04/2009














