Conseil d'Orientation des Retraites :
l'esprit de corps
Un document édifiant publié par la Fondation Copernic le 31 mai 2010...
D'un instrument de réflexion du type Conseil Economique et Social, le COR est très rapidement de venu un instrument technocratique pour justifier les options politique du gouvernement et du MEDEF.
On est en droit de se demander ce que les représentants syndicaux des salariés font encore dans une telle structure. Leur seule présence suffit à cautionner des options dont on peut douter, à la lecture de ce document, de l'objectivité que l'on serait en droit d'en attendre.
Et c'est en s'appuyant sur les conclusions publiques du COR que l'on est en train de nous concocter une "réforme" (comme ils disent !!!) de notre régime de retraites !
Nous avons du souci à nous faire !!!
Extraits...
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"On nous dit
On nous assène, à longueur de déclaration, de communiqués, d'éditoriaux, de documents ou de lettres d'orientation, que le Conseil d'Orientation des retraites (COR), « organisme indépendant, qui associe notamment les partenaires sociaux ainsi que des parlementaires de la majorité comme de l'opposition, a dressé un constat sans appel » (extrait des 14 engagements). Cette insistance à rappeler la légitimité du COR pour museler les critiques et les alternatives finit par produire son contraire. Éveiller les soupçons...Le COR est-il donc aussi représentatif et indépendant que l'affirme le gouvernement ?
Regardons de plus près
Composé de 32 membres lors de sa création en 2000, le COR compte 38 représentants depuis la réforme Fillon de 2003 et le décret de mai 2004 qui l'a réorganisé.
- Le COR est-il plus représentatif ? Non ! bien au contraire, puisque la part de la représentation salariale est passé d'un tiers à guère plus d'un quart (10 sur 38) à l'issue de cette réforme. Ainsi a t-on institué un rapport de force défavorable aux salariés, d'autant que les représentants patronaux (2 MEDEF et 1 CGPME), rassurés par les « garanties » offertes par la réforme Fillon de 2003, ont depuis lors daigné y siéger. Bien que nommés dans le collège des « personnalités compétentes », certains membres du COR ont eu d'importantes responsabilités au CNPF puis au MEDEF (respectivement Hadas-Lebel et Vivien). Le réalisme ne devrait-il pas nous conduire à voir dans ces deux personnages influents une sorte délégation patronale officieuse ?
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